Morgane

Me revendiquer.
Refuser de laisser un.e autre s’exprimer / penser / imaginer / nommer les choses pour moi.
Refuser de laisser l’autre me définir.
Pour mieux comprendre mon travail, sachez que j’ai un handicap moteur qui me pousse à utiliser un fauteuil roulant pour me déplacer.
On pourrait nommer mon projet “Becoming My Own Muse”.
Avec mes collages, je choisis un.e artiste peintre et, à partir de ses oeuvres, je me crée et me représente dans différentes situations en lien avec mon vécu.
Je suis donc ma propre source d’inspiration !
À l’origine, sans m’en rendre compte, je sélectionnais uniquement des artistes masculins pour mes créations. Au bout de quelques mois, j’ai constaté qu’il y avait un problème : je ne connaissais que très peu d’artistes femmes (pas étonnant quand on sait à quel point le travail des femmes est sous-représenté, voir dénigré dans le domaine artistique).  J’ai, ainsi, pris la décision de réaliser des collages qu’à partir d’œuvres de femmes artistes. Cela me permet de (faire) découvrir et redécouvrir des artistes et leurs travaux, de leur rendre hommage et de valoriser la sororité.
Outre l’aspect cathartique assez évident de mon travail, il s’agit de lutter contre l’invisibilisation des femmes handicapées dans le monde en général et des femmes artistes dans l’univers de l’art et des médias.
Il s’agit de m’inclure, de m’affirmer positivement , dans une société qui m’exclut.
Ca touche à l’acceptation de soi, au self-love et au body positive. C’est un vrai travail de conscientisation pour moi comme pour celui.elle qui regarde.
Mes collages ont une dimension politique, une fonction d’émancipation et de dénonciation – ma façon de lutter contre la patriarcat, le validisme et la lesbophobie.

Instagram : @morgane_bli

Rita Renoir

Quarantenaire quelque peu vagabonde, montmartroise et discrète noctambule, j’aime raconter des histoires pas si sages pour les grands enfants. J’ai toujours plus ou moins travaillé dans un contexte artistique : architecture, design de communication, graphisme avec une bifurcation de quelques années vers l’édition… Mais depuis fort longtemps je rêvais de faire de l’illustration sans réellement oser me l’avouer. Beaucoup de temps devant moi, un énorme besoin d’évasion et je me suis finalement lancée dans cette passionnante aventure depuis 2015 sous le pseudo de Rita Renoir. Dans l’esprit des gens ce nom est souvent associé au célèbre peintre impressionniste. Mais en réalité si je l’ai choisi c’est qu’il a d’abord été celui d’une effeuilleuse, vedette du Crazy Horse, si particulière qu’elle avait même été surnommée la tragédienne du striptease. Parée de ce joli nom, je me déshabille en dessins sensuels et intimes.

Je travaille en numérique ce qui me permet de jouer avec des lignes fines et stylisées et la plupart du temps avec un code couleur très restreint : noir, blanc et rouge. Ce genre de contraintes me permet d’aller à l’essentiel. J’aime également choisir des cadrages volontairement atypiques à la manière du mouvement Nabi ou des estampes japonaises. C’est une manière de focaliser l’attention du spectateur sur un détail tout en provoquant son imaginaire en ne montrant pas l’ensemble de la scène. Au départ de manière inconsciente puis progressivement choix pleinement assumé, ce sont les femmes qui sont au centre de mon travail. C’est pourquoi j’aime à me définir comme illustratrice d’intimités féminines plus que d’érotisme. Observer et dessiner les femmes m’amène à plus d’indulgence et à dépasser certains à priori.

J’ai choisi de rendre hommage à Leonor Fini une artiste que j’apprécie pour son non-conformisme et ses oeuvres empreintes de surréalisme. J’aimerais lui emprunter ce personnage de la sorcière, récurrente dans ses illustrations. Elle évoque pour moi l’image d’une fermme qu’on trouve souvent inquiétante à cause de son indépendance d’esprit et de ses idées originales…

Je vous souhaite la bienvenue dans mon univers féminin et sensuel.

Instagram : @ritarenoir

Facebook : @RitaRenoirIllustre

 

Concours vidéo

“LE VENT TOURNE !”


Vous êtes réalisatrice ?
Vos films font la part belle aux femmes devant et derrière la caméra ?
Vous avez un court de 15 min max. ?

Participez au concours “Le Vent Tourne !”, un concours de courts-métrages féministes lancé par le collectif Les Engraineuses en partenariat avec les effronté.es, en nous envoyant vos films jusqu’au 16 septembre 2018.
Les films sélectionnés seront projetés lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à la Bellevilloise le 30 septembre 2018 dans le cadre du ministival. Les films lauréats recevront un prix sous forme de trophées. Les films lauréats ainsi que les films sélectionnés bénéficieront d’une série de projections dans divers lieux culturels tout au long de l’année, ainsi que d’une forte visibilité sur nos réseaux sociaux.

Infos et règlement à retrouver sur : www.lesengraineuses.com
Twitter : @LesEngraineuses
FB : @LeCollectif.LesEngraineuses

 

Moule

Moule est une illustratrice féministe qui rend hommage aux femmes: libres, aux corps élastiques, loin de tous stéréotypes, et avec toujours une envie de rendre hommage à la Sororité.
Trop souvent brimée par la représentation clichée de la femme elle dessine un idéal, où on ne se soucierait plus des hommes, des mœurs, des différences et des chemins tracés par notre société capitaliste si étouffante.
C’est comme un devoir qu’elle a d’éparpiller ses illustrations le plus possible, pour qu’elles viennent confronter l’image malaisante de la femme parfaite que le patriarcat a modelé pour nous.

Elle utilise toujours un trait presque enfantin et léger qui rend son dessin drôle et accessible visuellement avec des couleurs souvent pastels et rose.
Il est temps de se réapproprier l’image des femmes, femmes en transitions, femmes en devenir, leurs couleurs, leurs formes, leurs droits et ce dont elles aspirent.

https://www.moule.uk

Pauline Conforti

Installation participative

Piñateube

Après dix ans de graffiti illégal Pauline Conforti (anciennement Pö ), s’essaie à ce qu’elle aura difficulté mais pas vraiment le choix d’appeler art contemporain.

En juin 2018 elle présente “Je t’aime papa” sa première expo perso sur la capitale. Dans une ancienne gare abandonnée de la petite ceinture qu’elle aura ouverte pour l’occasion elle confie, à travers diverses installations, textes et peintures, des souvenirs d’inceste de son père. Malgré la violence du thème et la souffrance qu’elle implique, l’artiste s’applique à l’aborder avec humour, provocation et poésie dans l’intention de le rendre accessible et de décomplexer la parole sur ce sujet si tabou.

Piñateube se veut comme une pièce annexe de cette exposition . A travers cette installation participative Pauline nous invite à marave une piñata géante aux couleurs de l’inceste. Venez vous défoulez et lui filer un coup de main à anéantir le fléau ! 

www.instagram.com/jetaimepapalexpo/

Aurélie Charpentier

“Je me laisse guider par l’intuition, avec, pour seul outil indispensable à la création :
la maîtrise de la matière (bois, contreplaqué, peinture), éléments associés à une présence constante de la musique et de la poésie, indispensables à mon inspiration.

C’est le bois que je privilégie, cette matière vivante, chaude au niveau du toucher et de l’imagerie qu’il véhicule. Son côté pratique et sa variété technique insuffle à cette matière une évolution constante, remplie de remises en question, d’accidents et de possibilités. J’ai une relation quasi auto-biographique à cette matière.

La méthode que j’emploie peut s’apparenter à de la «pictogravure», technique que j’ai inventé, d’où le néologisme, qui consiste à utiliser par couches successives les différentes teintes du contreplaqué jusqu’à faire ressortir la matière extraite : la matière enlevée (côté négatif) crée, paradoxalement, du positif (volume, lumière) avec dans certains cas un ajout pictural.

Côté environnemental, utiliser des chutes de bois pour en faire des œuvres d’art suppose une réflexion sur le matériau et son devenir.”

ACH

https://www.ach-artist.com/

https://www.instagram.com/ach_woodart/

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