Rita Renoir

Quarantenaire quelque peu vagabonde, montmartroise et discrète noctambule, j’aime raconter des histoires pas si sages pour les grands enfants. J’ai toujours plus ou moins travaillé dans un contexte artistique : architecture, design de communication, graphisme avec une bifurcation de quelques années vers l’édition… Mais depuis fort longtemps je rêvais de faire de l’illustration sans réellement oser me l’avouer. Beaucoup de temps devant moi, un énorme besoin d’évasion et je me suis finalement lancée dans cette passionnante aventure depuis 2015 sous le pseudo de Rita Renoir. Dans l’esprit des gens ce nom est souvent associé au célèbre peintre impressionniste. Mais en réalité si je l’ai choisi c’est qu’il a d’abord été celui d’une effeuilleuse, vedette du Crazy Horse, si particulière qu’elle avait même été surnommée la tragédienne du striptease. Parée de ce joli nom, je me déshabille en dessins sensuels et intimes.

Je travaille en numérique ce qui me permet de jouer avec des lignes fines et stylisées et la plupart du temps avec un code couleur très restreint : noir, blanc et rouge. Ce genre de contraintes me permet d’aller à l’essentiel. J’aime également choisir des cadrages volontairement atypiques à la manière du mouvement Nabi ou des estampes japonaises. C’est une manière de focaliser l’attention du spectateur sur un détail tout en provoquant son imaginaire en ne montrant pas l’ensemble de la scène. Au départ de manière inconsciente puis progressivement choix pleinement assumé, ce sont les femmes qui sont au centre de mon travail. C’est pourquoi j’aime à me définir comme illustratrice d’intimités féminines plus que d’érotisme. Observer et dessiner les femmes m’amène à plus d’indulgence et à dépasser certains à priori.

J’ai choisi de rendre hommage à Leonor Fini une artiste que j’apprécie pour son non-conformisme et ses oeuvres empreintes de surréalisme. J’aimerais lui emprunter ce personnage de la sorcière, récurrente dans ses illustrations. Elle évoque pour moi l’image d’une fermme qu’on trouve souvent inquiétante à cause de son indépendance d’esprit et de ses idées originales…

Je vous souhaite la bienvenue dans mon univers féminin et sensuel.

Instagram : @ritarenoir

Facebook : @RitaRenoirIllustre

 

Moule

Moule est une illustratrice féministe qui rend hommage aux femmes: libres, aux corps élastiques, loin de tous stéréotypes, et avec toujours une envie de rendre hommage à la Sororité.
Trop souvent brimée par la représentation clichée de la femme elle dessine un idéal, où on ne se soucierait plus des hommes, des mœurs, des différences et des chemins tracés par notre société capitaliste si étouffante.
C’est comme un devoir qu’elle a d’éparpiller ses illustrations le plus possible, pour qu’elles viennent confronter l’image malaisante de la femme parfaite que le patriarcat a modelé pour nous.

Elle utilise toujours un trait presque enfantin et léger qui rend son dessin drôle et accessible visuellement avec des couleurs souvent pastels et rose.
Il est temps de se réapproprier l’image des femmes, femmes en transitions, femmes en devenir, leurs couleurs, leurs formes, leurs droits et ce dont elles aspirent.

https://www.moule.uk

Pauline Conforti

Installation participative

Piñateube

Après dix ans de graffiti illégal Pauline Conforti (anciennement Pö ), s’essaie à ce qu’elle aura difficulté mais pas vraiment le choix d’appeler art contemporain.

En juin 2018 elle présente “Je t’aime papa” sa première expo perso sur la capitale. Dans une ancienne gare abandonnée de la petite ceinture qu’elle aura ouverte pour l’occasion elle confie, à travers diverses installations, textes et peintures, des souvenirs d’inceste de son père. Malgré la violence du thème et la souffrance qu’elle implique, l’artiste s’applique à l’aborder avec humour, provocation et poésie dans l’intention de le rendre accessible et de décomplexer la parole sur ce sujet si tabou.

Piñateube se veut comme une pièce annexe de cette exposition . A travers cette installation participative Pauline nous invite à marave une piñata géante aux couleurs de l’inceste. Venez vous défoulez et lui filer un coup de main à anéantir le fléau ! 

www.instagram.com/jetaimepapalexpo/

Aurélie Charpentier

“Je me laisse guider par l’intuition, avec, pour seul outil indispensable à la création :
la maîtrise de la matière (bois, contreplaqué, peinture), éléments associés à une présence constante de la musique et de la poésie, indispensables à mon inspiration.

C’est le bois que je privilégie, cette matière vivante, chaude au niveau du toucher et de l’imagerie qu’il véhicule. Son côté pratique et sa variété technique insuffle à cette matière une évolution constante, remplie de remises en question, d’accidents et de possibilités. J’ai une relation quasi auto-biographique à cette matière.

La méthode que j’emploie peut s’apparenter à de la «pictogravure», technique que j’ai inventé, d’où le néologisme, qui consiste à utiliser par couches successives les différentes teintes du contreplaqué jusqu’à faire ressortir la matière extraite : la matière enlevée (côté négatif) crée, paradoxalement, du positif (volume, lumière) avec dans certains cas un ajout pictural.

Côté environnemental, utiliser des chutes de bois pour en faire des œuvres d’art suppose une réflexion sur le matériau et son devenir.”

ACH

https://www.ach-artist.com/

https://www.instagram.com/ach_woodart/

https://www.facebook.com/woodartandotherstuff/

Emmanuelle Corne

 

Diaporama sonore

Lecture photographique inspirée de La cloche de détresse, un livre de Sylvia Plath. Je propose un diaporama sonore : le son c’est la lecture d’extraits en français de l’œuvre de Sylvia Plath publiée (sous le pseudonyme de Victoria Lucas) en 1963, 1 mois tout juste avant sa mort.

Cette oeuvre revient sur le premier épisode dépressif de l’écrivaine et poétesse qu’elle était alors qu’elle est au Smith Collège, épisode qui a eu lieu en 1953 et qui la conduira à une tentative de suicide. 

Le principe sera simplement de proposer des photographies originales, inspirées des mots de l’écrivaine et nées de ma pure interprétation.

 

 

https://www.emmanuellecorne.com

Clémence Vazard

Etudes Topographiques

Ma démarche artistique utilise la déconstruction des images et le pouvoir du récit pour produire mon propre langage visuel et raconter une autre histoire de la féminité.

Mes recherches portent sur le questionnement personnel et l’introspection comme mécanisme de lutte contre le système de représentation stéréotypé dont nous avons hérité.

Dans ma pratique, je déconstruis les codes sociaux et culturels qui imposent une vision déterministe du genre pour reconstruire des juxtapositions et fragmentations visuelles percutantes, parfois bouleversantes. J’y interroge la représentation des femmes dans notre société patriarcale, véhiculée par les médias, et l’impact que ces images-mirages ont sur la construction de notre identité et notre perception de la réalité.

Je me place en témoin lucide de la condition féminine et propose d’autres prismes narratifs pour dévoiler la réalité dichotomique d’un quotidien bercé entre illusions et désillusions.

Du collage au dessin jusque dans mes installations, mes oeuvres sont les testaments de cette réalité dont je refuse l’héritage.

“Etudes Topographiques” est une série d’oeuvres sur papier qui réunit des femmes (artistes, autrices, scientifiques, révolutionnaires…) dont je me suis mis en tête d’étudier et révéler la topographie. Le collage, mon médium de prédilection, côtoie à présent le dessin, dont le trait s’inspire des cartes topographiques. C’est à un voyage féministe que j’invite le spectateur, à la rencontre de Georgia O’Keeffe, Willa Cather, Dorothy Parker, Hannah Arendt ou Sylvia Beach.

https://clemencevazard.cargocollective.com/

https://www.instagram.com/clemence_vzrd/

Compagnie Mouvimento

Danse contemporaine

EFFACÉE(S)

L’interprète en solo questionne l’utilisation du corps de la femme dans nos sociétés.

Inspiré des sculptures de Camille Claudel comme support de l’écriture, le corps féminin s’expose dans une cage elliptique. Objet plastique et esthétique, il se transforme progressivement en un corps déstructuré, malmené entre écartèlement et déséquilibre.

Compagnie les mille Printemps


Théâtre

Mon Olympe est une comédie engagée visant à déconstruire les stéréotypes de genre.

Cinq jeunes femmes, féministes et fières de l’être, se retrouvent enfermées la nuit dans un parc sans moyens de communication.
Le moment ou jamais pour passer de la réflexion à l’action. De nombreuses péripéties vont les amener à remettre en question leurs convictions les plus profondes… Au fond, n’y a t il qu’une seule façon d’être féministe?
Femme, réveille-toi a dit un jour Olympe de Gouges. Aujourd’hui l’urgence n’est pas tant de se réveiller, mais de ne surtout pas s’endormir !
©Gabrielle Malewski

BauBô

Le rap en France est vu comme un art viril (que ce soit par les productions qui signent dans l’immense majorité des artistes mâles ou par le public qui portent les rappeurs mais oublient les rappeuses). À ce jour, ce qui nous est proposé dans le cadre du rap, c’est de singer les rappeurs. Nous devons rester en conformité avec le mouvement dominant mais malgré cela, la peine est la même, que nous soyons conforme au rap proposé ou pas, nous sommes ostracisées. Il ne reste qu’à créer quoi qu’il arrive. Ni muse, ni objet.

http://humanbaubo.blogspot.com/